Avant de machinalement tourner la poignée…
Avez-vous écouté les trois premiers épisodes des Invincibles? Un des personnages (Steve) est désespérement en quête d’une vie meilleure. A chacun des trois premiers épisodes, on voit Steve se rendre à son bureau. Juste au moment où il s’apprête à tourner la poignée de porte afin d’aller vivre sa vie habituelle, son regard se tourne doucement vers la droite pour apprécier une scène vraiment étrange qui se passe tout au ralenti devant lui : Au fond du couloir, une porte s’ouvre et une berceuse instrumentale se fait entendre. Des gens souriants et rayonnants de bonheur apparaissent dans le cadre de la porte et marchent en sa direction. Steve les observe attentivement passer devant lui, comme s’il n’arrivait pas à concevoir un tel état de bonheur. Une fois les gens heureux l’ayant dépassé, la berçeuse s’arrête brusquement et le temps reprend aussitôt son rythme normal. Steve se secoue la tête pour essayer de rationnaliser tout ça. Il tourne la poignée et ouvre la porte le menant vers sa vie habituelle. Cependant, au troisième épisode, Steve n’en peut plus. Il attend patiemment que les gens heureux le dépasse, retire sa main de la poignée de porte et marche lentement en direction de l’endroit intrigant. Arrivé au bout du couloir, il pose sa main sur la poignée et ouvre la porte qui le mène vers l’inconnu.
La porte que nous ouvrons à tous les matins nous comble-t-elle? Est-ce qu’on se laisse influencer et arrêter par ces phrases négatives toutes faites comme : “On ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie” et “ahh… qu’est-ce tu veux… c’est la vie!” ? Ces phrases sont nos ennemies, il faut absolument les combattre et cesser de les considérer comme étant de grandes vérités. Oui, on peut et on doit faire toujours ce qu’on veut dans la vie. Je ne parle évidemment pas des petites choses désagréables nécessaires comme faire la vaisselle, se lever à 3h du matin pour consoler son enfant de 3 mois en pleurs ni de sortir les vidanges. Je parle des choix qui auront un impact à long terme dans notre vie, que ce soit par rapport à notre vie de couple, notre vie de famille, notre choix de carrière ou notre mode de vie en général.
Je ne suis pas en mesure de dire à qui que ce soit comment faire pour choisir la bonne porte, je l’ignore complètement. Mon objectif avec ce petit article est tout simplement de mettre le spotlight sur quelque chose que je juge extrêmement important et qu’on oublie trop souvent : Vivre la vie que l’on doit vivre. Nous en avons tous une, elle est en quelque sorte inscrite dans nos gênes. Lorsqu’on s’en éloigne, on le sait à condition d’être attentif. On peut l’ignorer, faire comme si elle n’existait pas, la refouler, mais elle sera toujours là à nous attendre, comme si elle nous disait : “Qu’est-ce que tu fais à marcher par là? C’est ici le bon chemin et tu le sais”. Si on décide de l’ignorer pour le restant de ses jours, on prend la décision de détruire qui on est vraiment… tout ça juste pour vivre une vie anonyme, la vie de quelqu’un d’autre.
Ce qui est bien c’est d’entendre ça de la bouche d’un gars ordinaire, pas d’un de ces vendeur de conférence qui a une vie si exemplaire, qui est tellement plus intéressant que le reste du monde, qui s’habille tellement bien et qui a un beau sourire travaillé devant son miroir.
[…] que je fais, une seule est excellente. C’est un constat désagréable à faire, je préfère choisir la porte de la médiocrité, c’est beaucoup moins de travail pour presque autant de résultat. Je vais […]
[…] avec le Web? Il y en a un mais il faut le chercher. Je dirais qu’en prenant conscience de ceci, je me suis rendu compte que j’aurais plus de temps pour faire cela. Et cela a rapport avec […]